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| Je voudrais répondre à la question : A partir de quel moment peut-on considérer un objet comme œuvre d'art ? novembre 2009 | ||
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Aujourd'hui l'existence de l'œuvre d'art est problématique. D'une part, les valeurs esthétiques ont été abolies depuis des décennies, rendant les critères de jugement des œuvres d'art obsolètes. D'autre part, l'artiste ne crée plus, comme naguère, un microcosme qui correspondrait à un macrocosme transcendantal ( le monde régit par Dieu), et se trouve libre d'exprimer ses propres sentiments, sensations, pensées. On assiste donc, à la subjectivisation de l'art, c'est à dire que, chaque artiste devient un sujet avec toutes ses particularités et il s'exprime donc à sa manière propre. Aussi, depuis la mise en doute au début du siècle du théorème d'Euclide nous ne pouvons plus envisager le monde comme une boite fermée, bien ordonnée et sans aucun changement. N'exprimant plus une vision du monde commune les artistes se concentrent sur la matérialité de l'œuvre en introduisant des objets incongrus ou en adoptant de nouvelles technologies. Toute valorisation de ces œuvres étant impossible la seule chose qui compte c'est la singularité du geste et l'expression de l'artiste qui les distingue les uns des autres. Dans la peinture ils rompent le cadre physique et spatial de la toile et agissent directement dans l'espace. (installations). Ce ne sont plus les œuvres d'art qui comptent, mais l'espace que ces œuvres créent par un agencement volontairement spectaculaire où l'espace est sacralisé. L'œuvre d'art est vidée de tout sens, signification, valeur. Ne reste que l'espace qui transcende le cadre de l'œuvre. On va à une exposition d'Art Contemporain comme on va à une messe. En fait, l'œuvre d'art dans le sens classique disparaît et il ne reste que l'artiste. Mais la question se pose : en quoi l'acte de cet individu "artiste" est distinct de l'acte de tout autre individu ? Finalement ce n'est que l'affirmation de celui-ci se définissant comme tel. Cette affirmation est confirmée par toute une série d'acteurs orbitant autour de l'œuvre. Musées, galeries, commissaires d'expositions... Se pose la question de crédibilité car les choix dans toutes les situations sont arbitraires. Donc, en réponse à la question : A quel moment s'agit-il de l'œuvre d'art ? La réponse est : au moment où l'on croit que c'est une œuvre d'art. Mais de ce fait, nous ne sommes plus dans le domaine du jugement objectif mais dans le domaine de la croyance et notre affirmation ne peut avoir de valeur que pour nous. Comment créer des œuvres d'art lorsque rien ne relie les hommes au monde ? Si l'artiste reste fixé de soi à soi, sans aucune distanciation où peut s'inscrire un rapport au monde, l'œuvre de celui-ci restera stérile comme dans le mythe grec de genèse de Hésiode. Et ne se différencie en rien de n'importe quel autre objet. Ksenia Milicevic, est peintre diplomée en Architecure, Urbanisme et Arts Plastiques. |
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De la copie… octobre 2009 |
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Nombreux sont les amateurs qui débutent en prenant un modèle parmi les œuvres qui les touchent, leur plait. Ce qui, à priori, semble logique et naturel car on apprend toujours de nos aînés. Cependant, si les grands maîtres du passé nous enseignent encore comment regarder et rendre la nature, ceux plus proches de nous nous démontrent leur habileté à l'interpréter. C'est bien là que réside le vrai danger pour l'apprenti artiste. Car à trop s'imprégner du style d'un autre, il pourrait en venir à utiliser exclusivement les manières de cet autre. Si bien qu'il deviendra copiste - bien souvent de façon médiocre - au lieu de cultiver l'originalité de son talent. Quelle satisfaction retirera-t-il d'une telle démarche, d'un tel enfermement ? Pourquoi utiliser le langage d'un autre artiste que l'amateur d'art éclairé reconnaîtra du premier coup d'œil ? Je n'ai pas la réponse. Je constate seulement que ce phénomène s'amplifie avec l'accès aux images facilité par les moyens actuels de communication. Ainsi l'usurpation règne dans le milieu amateur qui expose sans scrupule et sans citer ses sources d'inspiration. Et qu'apprend-t-on dans les ateliers ? La pédagogie très répandue du " il faut le sentir " pose le problème autrement. Peu d'artistes ouvrent leur atelier pour perpétuer leur art et la vision qu'ils en ont. Bien souvent le moteur est essentiellement économique il faut bien le reconnaître. Aussi, pas de techniques au programme, le novice doit trouver par lui-même, tout réinventer ! On lui donne une info de temps en temps pour éviter qu'il ne se décourage, on le félicite de sa persévérance. On lui demande l'impossible : être créatif sur demande. A part quelques génies, qui est capable de cela ? Frustrations ! Frustrations qui cherchent refuge dans la copie pure et simple des œuvres toutes prêtes que l'on trouve sur le net ou dans les magazines. Copier les maîtres, tous les artistes confirmés l'ont fait pour apprendre. Ces études n'ont jamais été exposées au public comme étant de leur création. Car si elles l'ont été, ce fût toujours avec un grand respect pour l'origine du sujet d'inspiration : " d'après… " ou " hommage à… ". Je propose une démarche qui ferait sans doute progresser l'amateur tant dans sa démarche créative que technique. Car " sans l'adresse de la main, le sentiment le plus vif est paralysé " (Rodin). Commencez par l'apprentissage des techniques qui ouvrent les vraies possibilités de réaliser une idée. Poussez les portes des musées, des galeries d'art, des ateliers, lisez les livres … Pour vous imprégner du vocabulaire prolixe des artistes et y prendre sources d'inspiration. Inspirez-vous ami(e)s passionné(e)s, mais gardez-vous toujours de copier. Philippe ChazotPhilippe Chazot est sculpteur, auteur de plusieurs ouvrages sur la sculpture et il enseigne la sculpture depuis de nombreuses années. |
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A partir de quel moment peut-on considérer un objet comme œuvre d'art ? |
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Récemment un architecte suisse a jeté un bidon de métal en forme de cube du haut d'une montagne. Le cube a été récupéré, bien cabossé, dans la vallée a l'aide d'un hélicoptère. En faisant ce geste s'est-il comparé à Dieu ? : " Dieu m'a jeté dans la vie, comme Moi j'ai jeté ce cube dans le vide ! " QUESTION : Peut-on considérer cet objet comme œuvre d'art ? |
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Est-ce que ART veut dire CREATION ? |
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| A ce sujet on peut rappeler le premier et le plus célèbre procès autour de la définition de l'œuvre d'art, que le sculpteur roumain Constantin BRINCUSI, a intenté contre Les Etats-Unis en 1927 et qu'il a gagné.(a lire BRANCUSI CONTRE ETATS-UNIS , aux éditions Adam-Biro.) | ||
C'est a souhaiter... |
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| Les imposteurs ne survivront pas au temps qui passe et le talent finira par être reconnu. | ||
La symétrie est un pléonasme visuel. |
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La symétrie est un pléonasme visuel. La beauté est asymétrique. Un visage, un poème asymétriques. C'est ce que j'appelle boiter... Les anges boitent, la beauté boîte. Jean Cocteau |
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La beauté dépend tout simplement du regard que l'on porte sur le monde. |
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| Monet, mourant a dit: " Je n'ai jamais rien vu de laid. " | ||
| Les détails... | ||
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Les détails font la perfection, et la perfection n'est pas un détail. Léonard de VINCI |
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La beauté dans l'art. |
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Il n'y a de laid dans l'art que ce qui est sans caractère. Est laid dans l'art ce qui est faux, artificiel, ce qui cherche à être joli ou beau au lieu d'être expressif, ce qui se cambre et se carre sans cause, tout ce qui est sans âme et sans vérité, tout ce qui n'est que parade de beauté et de grâce, tout ce qui ment. AUGUSTE RODIN |
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La beauté est multiforme. |
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| La société nous sollicite sans cesse pour être autre que ce que nous sommes réellement au fond de nous mêmes. Il faut toujours être plus quelque chose, et toujours moins nous-mêmes. Notre époque nous trompe en nous voulant tous sur le même modèle, en nous faisant miroiter une seule image de la beauté. | ||